
Ma vie a prit un rythme des plus singuliers. Il est 1h36 et je suis assise à mon bureau, en vue de bosser un peu. Mes cheveux sont mouillés, et c'est en réalité pour ça que je suis encore debout : je n'allume pas de sèche-cheveux à cette heure ! Aussi, en ce moment, je suis victime de lubies; je ne fais pas que me laver les cheveux à une heure du matin, non, hier soir à cette heure-ci je peignais une boite (inutile de préciser que je n'avais pas peint depuis l'art plastique au collège et que la moitié de mes petits tubes de peintures étaient secs?). Tout ça est peut-être le résultat d'une autre nouveauté : je me suis mise à travailler, enfin c'est tout comme. Léger hic : se mettre à bosser après la moitié de l'année, c'est rattraper tout ce qu'on avait pas fait avant, et foirer le reste. Parce que ça fait quand même bien chier de savoir toute la première partie du programme de physique-chimie, et d'avoir une interrogation, annoncée être sur tout ce qu'on a fait depuis le début de l'année, sur la partie qu'on vient de commencer. J'ai l'impression de donner des priorités et consacrer plus/trop de temps à des choses, au final, inutiles; et c'est tout le temps comme ça, et plus j'avance, plus je perds mon temps.
Ma vie a prit un caractère des plus singuliers. À force de me rende malade d'angoisse à longueur de journée, j'ai appris pas mal de choses dont les plus importantes : l'auto-persuasion, liée à comment se rassurer soit-même. Malheureusement elles sont devenues automatiques. Je dis malheureusement car j'ai atteins l'autre extrémité et ne m'inquiète plus beaucoup. Quand je réalise quelque chose, je me dis que ce n'est pas grave, je n'y pense pas; ça me permet de me sentir bien, par rapport au mal-être que j'aurai eu si je m'étais inquiétée, mais justement, trop bien. Je peux donc passer de deux états complètement opposés en un rien de temps : l'angoisse et le bien-être. Je fais de la gymnastique à l'intérieur de moi. Et un jour, l'équilibriste fera un pas de côté. C'est dangereux, l'optimisme forcé. La chute sera terrible; je me demande quand la pluie tombera, je tomberai sûrement avec elle.